Amala Dianor

Directeur artistique, Chorégraphe, Danseur

Après un parcours de danseur hip hop, Amala Dianor intègre en 2000 l’école supérieure du Centre National de Danse Contemporaine d’Angers. Dès 2002 et pendant 10 ans, il travaille comme interprète pour des chorégraphes de renom aux univers variés (Régis Obadia, Farid Berki, Abou Lagraa, Georges Momboye, Françoise et Dominique Dupuy, Hafiz Dhaou et Aicha M’Barek, Emanuel Gat…). En 2011, il remporte le deuxième prix du jury au concours Reconnaissance pour sa première chorégraphie, intitulée Crossroad et crée sa compagnie en 2012.

Le chorégraphe est très vite identifié dans le monde de la danse pour la singularité de son écriture élégante et organique qui s’inscrit dans une recherche formelle sur le mouvement, à la croisée des styles. Glissant dʼune grammaire à l’autre avec virtuosité (hip hop, néo-classique, contemporain, afro-contemporaine…), il dépouille les techniques chorégraphiques de leurs dimensions spectaculaires pour ne conserver que les mouvements bruts. Grâce à ce processus de déconstruction, il permet aux interprètes d’expérimenter de nouvelles voies gestuelles. Attiré par la rencontre et le dialogue entre les êtres, il déploie une danse-fusion qui hybride les formes et ouvre une poétique de l’altérité.

Invité en création au Centre National de la Danse ou à Suresnes Cités danse, puis artiste associé au Théâtre Louis Aragon à Tremblay-en-France (2014-2016) et au CDCN Pôle-Sud de Strasbourg (2016-2019), il est également associé au Centquatre à Paris (2016-2018) puis soutenu par le Théâtre de la Ville et actuellement artiste associé à la Maison de la Danse de Lyon-Pôle européen de création (2019-2021) et membre du Grand Ensemble des Quinconces-l’Espal (2021-2024). Parmi la quinzaine de pièces figurant au répertoire de sa Compagnie, il interprète notamment son solo Man Rec (2014), le duo Extension (2014) avec la star du break BBoy Junior ou le trio Quelque-part au Milieu de l’infini (2016). En 2019, il signe sa première grande forme pour 9 danseurs auxquels il transmet sa gestuelle métissée, intitulée The Falling Stardust et actuellement encore en tournée. Depuis 2014, il travaille avec la complicité du compositeur électro-soul Awir Léon qui crée les musiques originales de ses spectacles. Il s’associe ponctuellement avec des chorégraphes (Rolland Petit, Mickael Le Mer, Pierre Bolo et Annabelle Loiseau…), des musiciens (Awir Léon, Koki Nakano, Heloïse Gaillard, Steve Eton, Eric Aldéa et Yvan Chiossone), un écrivain (Denis Lachaud), un calligraphe (Julien Breton), des plasticiens (Grégoire Korganow, Olivier Gilquin et Constance Joliff, Clément Débras…) En 2020, il est chorégraphe invité sur Urgence, une création transverse théâtre-danse signée par la Cie HKC, qui verra le jour à la Biennale de la danse 2021. Il prépare, également pour 2021, la création du trio Point Zéro qu’il interprète avec ses amis danseurs (et chorégraphes) Johanna Faye et Mathias Rassin et celle d’un solo Wo Man pour une interprète avec laquelle il prolonge au féminin l’écriture de son propre solo Man Rec.

En 2021, à la recherche de nouveaux publics connectés, il s’associe au plasticien Grégoire Korganow et invente une série de courts-métrages de création intitulée Ciné-Danse actuellement en développement. Pour 2022, il envisage la création d’une nouvelle grande forme pour 10 danseurs et 1 musicien live, intitulée A 20cm près.

Il s’engage parallèlement pour la formation de danseurs pré-professionnels en France puis en Afrique de l’Ouest avec le projet Siguifin, création collective avec Ladji Koné, Alioune Diagne et Naomi Fall, pour 9 danseurs du Burkina-Faso, du Mali et di Sénégal, dont la Première jn situ aura lieu à June Events au Palais de la Porte Dorée dans le cadre d’Africa 2020 en mai 2021, puis au plateau à Suresnes Cités Danse en 2022. Il accompagne volontiers la diffusion de ses pièces de l’organisation d’ateliers avec des danseurs amateurs ou de masterclass avec des danseurs professionnels.
Amala Dianor reçoit la Médaille de Chevalier des Arts et des Lettres en 2019.